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Écrit par Roger Blandignères
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14-11-2009 |
La chouette attendait toujours la nuit venue pour se nourrir, Le mulot quant à lui préférait l’obscurité pour se dégourdir. Mais voilà qu’un soir, notre chouette aux aguets fut attirée, Par notre intrépide mulot aux incessantes courses effrénées.
Du haut de son chêne majestueux, elle l’observa longtemps, Pour en faire certainement son festin, un long moment. Naïf mais pas bête, notre mulot, aperçut ce rapace de mauvais augure, Se souvenant des conseils de sa mère, il ne voulait pas d’une mauvaise aventure.
Notre mulot, craintif, se mit à courir, pour chercher un abri, Dans le creux d’un arbre, il trouva refuge et libéra ses soucis. Notre chouette, surprise par la rapidité du mulot, fut désemparée, Elle décida d’attendre, attendre le temps qu’il faudra pour le croquer.
D’un vol majestueux et silencieux, Elle s’approcha de l’arbre, au festin délicieux. Petit mulot qui ne connaissait rien de la vie, Venait de comprendre qu’elle était trop belle, et il sourit.
Malicieux il décida de ruser, face à son terrible ennemi, Il s’assoupi en attendant que le jour se lève pour fuir d’ici Puis le soleil montra le bout de son nez et éclaira la forêt, Petit mulot s’aperçut que la chouette s’était volatilisée,
Elle avait regagné son nid, au creux de la grande muraille Petit mulot, fier, venait de gagner, une grande bataille Que tu sois robuste, intelligent ou fort La partie n‘est jamais gagnée de prime abord.
Roger BLANDIGNERES Le 9 novembre 2009
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