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Écrit par Roger Blandignères
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07-02-2011 |
Dans les jardins de lumière et de liberté, j'ai griffonné l'esquisse d'un paradis perdu Celui que j'ai toujours cherché et jamais trouvé, là-bas égaré sur l'agora de mes désirs J'ai traversé des déserts insensés, vouloir caresser les étoiles d'une idéologie contenue Mon regard s'est posé sur ces couples éphémères, où la fidélité pourra un jour blêmir
La pluie a frappé sur les carreaux de mes illusions, dans une mélodie aux notes aigres Main tendue sur l'avenir du désespoir, sale mendiant tu ne respires ni le fric ni l'orgueil Ton navire a sombré dans les oubliettes de la vie qui ont pour toi un goût de vinaigre Le soleil ne brille plus dans le ciel de ton univers, la rue sera le linceul de ton deuil
La fureur du vent déchaîne les râles des plus mourants, à la recherche de tes racines Amère d'avoir été abandonnée par une pseudo génitrice qui a blasphémé son honneur Recherchant tes racines d'une couche outragée par des amants aux humeurs libertines Dans les nuages cotonneux du pardon, refuge tu y trouveras, pâles caveaux des douleurs
Un torrent de boue charrie les galets de la colère, je subis impuissant à la bienveillance Qu'on accorde à tous ces délinquants sexuels au nom du droit français, mais de qui se fout-on Sournoisement tu violes, tu assassines, repoussant les limites de la barbarie et des souffrances La tête coupée tu n'auras point, l'impunité te sera accordée, Napoléon des prétoires bidons
J'ai validé mon ticket dans le wagon des utopistes, afin d'échapper à l'hypocrisie des gueux Loin des paradis perdus, d'infâmes despotes professent encore la guerre à qui veut l'entendre Le train du dédain contournera les remparts de la stupidité vers de larges horizons lumineux D'où jailliront de merveilleuses pyramides protégeant l'Eden du sarcophage de mes cendres.
Roger Blandignères Le 31 janvier 2011
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