Les lagons bleus du bonheur |
|
|
Écrit par Roger Blandignères
|
|
07-02-2011 |
Un vent de liberté et d'insouciance emporte mon âme vagabonde Dans ce monde désarmant où tout sonne faux où tout est fou Partageant tous mes instants, frêle douce mystérieuse et pudibonde Petite muse mon cœur chavire, rêveur et meurtri je tiens debout
Sur ce bateau ivre, bercé par l'indifférence des vagues du quotidien Je t'emmène sur les océans du bonheur, on oubliera les temps perdus Dans tes yeux j'ai découvert les lagons bleus aux espoirs pharaoniens Ballotés par les flots, grisé par tes rires, mille fois ce jour j'ai attendu
Cheveux au vent comme les embruns du désir, de ta beauté je succombe Sur mon gréement de fortune je dérive vers la presqu'île des mille émotions Rien ne m'arrête, même pas les phares des récifs, où je pourrais creuser ma tombe En vieux marin je hisse la flamme rejette les attaches, tel un moussaillon
J'ai largué les amarres sur les paradoxes de cette existence ou tout n'est qu'illusion Délicieuse et sublime tu m'as tendu la main sur les flots tumultueux de la vie Epris par ta simplicité, tel un mercenaire sur la proue, je savoure cette révélation Les écumes du bonheur ont fouetté nos visages d'adolescents passionnés et ébahis
Sur cette mer déchaînée, l'étrave de ma volonté pourfend les flots de la bêtise Franchissant toutes les latitudes, pour te rejoindre, toi divine déesse de mes rêves Les ailes d'Éole attisent mon avidité vers les golfes de ta providence que je convoitise Mes nuées de solitude se dissipent, je laisse enfin couler une larme d'amour sur la grève.
Roger Blandignères Le 25 janvier 201
|