Princesse, apprivoisez-moi ! |
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Écrit par Roger Blandignères
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30-04-2010 |
Assis au pied de ce chêne majestueux, une herbe folle entre les lèvres Mon regard assoiffé balaye dame nature, qui joue avec moi malicieusement Telle une princesse imprévisible, sublime et désirable, provoquant la fièvre De vous tenir dans mes bras, vous effleurer de mes caresses, tel un impertinent
Le voile de vos dentelles s'amuse de mon admiration, libre et virevoltant Conquis par vos yeux vert émeraude, je découvre la profondeur de votre âme Le feuillage fripon de votre robe attise mes sens dans un repos ensorcelant Légère et libertine je ne peux vous attraper, épris je ne peux éteindre cette flamme
Emerveillé dans cet endroit magique j’ai surpris votre voix suave et délicieuse Attirante, sortie de ce magnifique bosquet coloré de chèvrefeuille ou d’aubépine Emporté par les émotions, mes pensées coquines se veulent un brin audacieuses Planté à côté moi, un bouton d’or de sagesse tempère mes brûlantes ardeurs câlines
Une légère brise marine excite mon visage, telles vos mains fines et aventureuses Dans ce parterre couvert d’impatiences multicolores, en silence je ne résiste plus Les coquelicots rouges de désir bousculent mes envies dans cette extase oublieuse Devant moi verdit le pré de la convoitise, je m’évade… princesse vous m’avez dévêtu !
Merveilleuse et inaccessible, votre parfum m’enivre telles les senteurs de cette lavande Allongé auprès de vous, je rejette mes entraves, plongé inexorablement dans cet émoi Un soleil séduisant trouble mes pensées vagabondes, et mes appétences gourmandes Autour de moi les oiseaux font leur sarabande, princesse s’il vous plait apprivoisez-moi !
Roger Blandignères Le 30 avril 2010
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