Le soleil pourpre de la déraison |
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Écrit par Roger Blandignères
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29-04-2010 |
Reclus comme souvent dans mes pensées Seul, je déroule le fil d’Ariane de ma vie Surgissent les clichés d’une existence faussée Spectateur ou acteur d’une amère parodie
Un soleil pourpre et fade décline sur l’horizon Je tais ma déception devant ces pseudo-vertueux Et pourtant j’y avais cru, j’étais jeune et cabochon Âpre désillusion, je te croyais un homme courageux
Ô, sur ma planète il n’y a pas de faux culs et de poltrons J’avais espérer t’y retrouver, au fond de moi je ne me suis pas trompé Peu importe, si dans la prison de ta mémoire tu subis la déraison Là-bas dans un monde immatériel, tu vivras en guenilles, esseulé
Assis au pied de ce chêne, les yeux rivés vers cette voûte céleste Je savoure le crépuscule aux mille senteurs aux mille sons Petite étoile tu brilles d’innocence éclairant mes rêves sans conteste Le temps a passé, je croque l’instant présent au rythme d’un grillon.
Demain je serai ici où ailleurs, peu importe, assoiffé de liberté Tel un bohémien je danse autour de mes illusions perdues Tournant le dos aux coteaux de la haine et de la stupidité Que reste t-il de vrai dans ce monde ? Le silence et les vertus…
Roger Blandignères Le 29 avril 2010
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