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Déambulant dans cette ville, mon regard croise la détresse, Pas une rue, pas un espace public qui ne dévoile la tristesse, Beaucoup de jeunes esseulés, la mine blafarde tendent la main Des écrits affichant une fatalité et un avenir sans lendemain. Le monde indifférent se joue insensiblement de ce grand malheur, Alors que la jet set et les aristocrates festoient avec bonheur, Croulant sous les innombrables banquets, petits fours et champagne, D’autres en guenilles crèvent de faim en ville ou dans les campagnes.
Paradoxe à notre époque, où la famine existe sur tous les continents Soixante quinze millions de personnes, qui chaque jour impatiemment Attendent l’aide alimentaire internationale que ce soit à Mahalla Où ils ont tous faim, de Manille, Port Au Prince, Rangoon, ou Kibéra.
Comment des milliers de nourrissons sur cette planète peuvent-ils espérer Survivre à cette malnutrition, grandir sans presque ne boire ni manger Des émeutes des bagarres des tueries, pour tenter d’avaler un peu de riz Eux les politiciens de la planète aux panses repues, n’ont pas autant de soucis.
Drôle d’existence que ces salariés obligés de faire chaque jour les poubelles Pour se nourrir et avoir comme toit la rue, la vie pour eux aussi, n’est pas belle, Nous n’avons plus le droit ni d’avoir faim ni d’avoir soif, tu avais vraiment raison, Comment peut-on changer le monde uniquement avec le refrain de cette chanson
Roger BLANDIGNERES Le 6 juin 2008
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