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Perdu dans mes pensées avec mon ami le silence je tente de percer l’impensable, Pouvoir donner des réponses à toutes mes réflexions et questions insensées, La croyance est-elle une doctrine philosophique supposée, ou par le temps avérée Dois-je croire à une vérité objective, masquée par une frêle illusion impalpable. Les années s’écoulent comme les minutes de l’horloge de ma vie sans pour autant M’apporter un quelconque raisonnement sur la foi qui trahit mon angoisse de la mort Prouvant s’il en est ce besoin de croire en une divinité pour me rassurer sur mon sort, Etre suprême d’une emprise totale sur ma dévouée superstition par un pouvoir indécent
Faut-il croire pour se persuader, que nous serons épargnés et nos jours meilleurs Ma conviction est égratignée par les malheurs de ceux qui se sont dits croyants Par toutes les catastrophes naturelles omniprésentes sous l’égide d’un divin malveillant Par ceux qui ont voué tant de prières sans pouvoir écarter un seul instant le malheur.
Dans le désert de mes recherches, je ne trouve que le sable d’une hypothétique révélation Celle qui véhiculera encore et encore ses douteux mystères, en toute incrédulité, Au crépuscule de ma vie je ne peux supposer que le créateur est tout amour et bonté Supporter que les maudits soient rois et les honnêtes de maléfiques trublions.
Reclus dans le cloître de ma méditation j’entends au loin s’élever de glorieuses oraisons Celles qui transforment l’orage et la foudre en un merveilleux arc en ciel d’espérance Troublé par mes pensées insensées, je rejette les cloches d’un angélus d’ingérence, Seul face à l’invisible ma foi est ébranlée, me laissant avec mon âme et mes opinions.
Roger BLANDIGNERES Le 30 avril 2008
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