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Marchant inlassablement sur ce chemin aride et sinueux de la pensée, Jusqu’aux sources de la perception, dans le seul but de découvrir la vérité, Chaque jour je m’éreinte à trouver la conformité entre ce que je dis Et ce qui est, être en accord entre mon jugement et la réalité établie. Certains se sont enorgueillis de détenir la vérité, sous leurs horribles bedaines N’étaient-ils pas dédaigneux de toiser la face du monde comme une rengaine Jetée en pâture devant les oreilles chastes ou courtoises de leurs auditoires Ignominie de mentir sincèrement pour réconforter les parois de leurs mémoires.
Mes pas se font plus courts dans cette marche qui s’élève vers l’authenticité, Supposer que la science n’est pas une connaissance exacte de la pure réalité, Confronté à cet exercice magnifique entre le doute et la recherche du savoir, Mon souffle se fait saccadé et rejette mes préjugés à cet emblématique devoir.
Le soleil à son zénith attise la soif de ma raison, j’entrevois au loin le vrai visage Celui de la vérité identique et universelle dans l’espace, pas le temps d’un mirage Effleurant le discernement malgré les diversités d’opinions, je venais de découvrir A la sueur de mes recherches que la vérité aussi belle soit-elle faisait souffrir.
Dans cette épreuve du raisonnement, mon esprit jongle en toute liberté Vers une rectitude intérieure repoussant faux ce qui n’est pas réalité, Là bas au bout de cette sente, la perception de cette vérité éclairera encore Mon âme pour oser écrire que la sincérité est d’argent mais la vérité d’or.
Roger BLANDIGNERES Le 25 mai 2008
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