|
Écrit par Roger Blandignères
|
|
11-12-2007 |
Fin décembre arrive pour moi à grands pas, cette période maudite des vœux, La grande farandole d’hypocrisie, véritable mascarade au parfum hideux ; Je ne peux plus faire semblant, sourire et avancer encore des mots plaisants Faire des ronds de jambes et embrasser ces joues au teint irritant.
Non je ne peux plus, je ne veux plus être soumis aux faux semblants, Me mettre à genoux devant toi, éructer inlassablement des faux fuyants Te souhaiter, ce que je ne pense même pas, la santé le bonheur, Quelle horrible comédie, dont tout le monde se gargarise avec candeur.
Surpris vous allez être, sur ce que je vous dis, profondément vous le saviez, Mais qu’attendez vous pour réagir, Noël, premier de l’an ou quinze juillet ; Un jour comme un autre, réveille-toi mon ami, trop peureux encore que tu es Aie le courage de tes opinions, tu ne vis qu’une fois rejette ce qui te déplait.
Alors faut-il encore rester de marbre ne pas réagir devant une telle situation Véritable carnaval où la liesse des jours de fêtes emporte malgré toi ton émotion Tel un acteur dans cette émission que j’appellerais le grand guignol de vœux, Allez fanfaron, montre à qui veux le voir que tu es surtout poli et heureux.
Dans quelques jours malgré moi, j’assisterai à cette inexorable mesquinerie, Non ne crois pas, je ne me forcerai pas du tout je ne ferai pas de l’épicerie ; Sincères, comme toujours seront mes sentiments sans aucun faux semblants, Mon regard te suffira, il te dira tout, alors tu écouteras mon silence en méditant.
Roger BLANDIGNERES Le 12 décembre 2007
Toute reproduction interdite - Dépôt légal - 4 ème trimestre 2007 - ISBN 978-2-35073-228-2
|