Robina petite fille de la guerre |
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Écrit par Roger Blandignères
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13-12-2009 |
Tes cheveux bouclés couleur ébène tombent sur tes épaules fragiles Hélas dans tes yeux amande j'ai remarqué déjà une terrible souffrance Petite fille d'un autre monde, dans un sordide hôpital tu cherches asile Ta vie sera marquée par l'horreur, tu n'auras plus cette insouciance
L'insouciance d'une jeunesse qui dans un champ cherchait des fleurs Tu t'es penchée croyant caresser un papillon, en fait c'était une roquette Horrible arme de guerre, tu traineras à jamais un corps meurtri par la douleur Robina, petite fille d'Afghanistan, ton sourire n'éclairera plus tes pommettes
J'ai vu dévaler sur tes joues les larmes du mal, toi qui n'as pas connu la paix Dans ton quotidien infernal, obstinée tu ne cherches plus les plaisirs de la vie Chaque jour ton corps mutilé souffre, tu te raccroches à la guérison désormais Connaitras-tu l'espérance, dans les affreux couloirs de cet hôpital Indira Gandhi
Univers morbide, ton vocabulaire se noie dans les sarcasmes du terrorisme Grenade, mines, bombe, obus, ton avenir se trace dans les affres de la guerre La terreur, la douleur, la frayeur, la peur t'ont choisie, horrible réalisme Certainement tu regrettes d'être née, dans un monde de fous et de misère
Tu n'auras jamais la joie de revêtir une belle robe, mais uniquement des guenilles Pour tout jouet se sera un simple bâton, mais peu importe, tu n'as plus de rêves Tes yeux brillent quand les mains de ce médecin se posent sur toi, tu pétilles Petite fille accroche toi à la vie que peux-tu espérer de plus, peut-être une trêve.
Roger Blandignères Le 11 décembre 2009
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