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Écrit par Roger Blandignères
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12-12-2009 |
Le fleuve en furie de mes passions creuse le lit de mes envies Chaque jour je subi inexorablement les vertiges de cet appétit Au crépuscule de ma vie surgit parfois du néant, des émotions Dans le torrent de mon existence je frissonne et refuse la raison
Submergé par le débordement des mes errements, je ruisselle Mon âme se noie d'impatience, dans les cachots de ma citadelle Balloté par les flots de mes rêves, j'ignore tout principe de jugement Les chaînes de l'insouciance emprisonnent ma volonté sciemment
Telle une vague débordante, mon imaginaire se nourrit de tumultes Mon corps meurtri succombe à l'indécent, mon esprit vagabond exulte Le flot de mes pensées dévale les gorges pulpeuses de cette femme Enseveli dans les ondes suaves du désir je ne puis taire cette flamme
Là-bas le barrage des mes appétences a cédé, frêle bohémien je subis Le courant de mes fantasmes pernicieux trouble mon âme dans un roulis Mon corps souffre dans ce déluge de plaisirs utopiques et platoniques Emporté sur un lit de braise je savoure l'onde de mes égarements magiques
Ballotés par ces vagues inaccessibles, dans les délicieux embruns du bonheur Le radeau de mes illusions chavire dans les bras de cette chimère avec ferveur Liberté, plaisir, amour, trouble, émoi, je ne suis plus maître des mes émotions L'orage déchire la nuit, je ne résiste plus, je ne suis plus maître de mes passions
Roger Blandignères Le 2 décembre 2009
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