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Écrit par Roger Blandignères
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09-10-2009 |
Douce nuit d’automne, le soleil vient de mourir là bas sur la colline Nuages pourpres sur les coteaux, la montagne courbe l’échine Seul face à l’invisible j’écoute les derniers soubresauts de la journée Un chien hurle à la mort, un chat miaule d’une impatience effrénée
Alors que la nuit éteint ses derniers lampions, mes pensées se bousculent Que me reste t-il de cette journée, le souvenir de ces pantins qui gesticulent Se gargarisant d’une certaine instruction alors qu’ils ne sont même pas intelligents Dame lune éclaire sournoisement ma feuille, mon crayon s’agite frénétiquement
Je retiens les déliés de mon écriture pour ne pas porter un regard moqueur Et délirant sur ceux qui m’entourent, tantôt dragueurs tantôt fossoyeurs Tout sonne faux, la vérité me fuis, que puis je faire, dois-je renoncer M’évader là-bas, loin des faux semblants, sans broncher ni même partager
Une chouette hulule lugubrement lacérant le silence des ténèbres Le volet d’une fenêtre subi la colère d’une bourrasque d’un vent funèbre Ma main s’arrête, mes yeux se perdent dans ce ciel où scintillent mille étoiles Penseur ou rêveur je ne dessinerais jamais les contours de cette merveilleuse toile
Le bruit d’un cyclomoteur pétaradant poussivement me ramène à la dure réalité Demain la vieille pendule égrènera peut être des instants sublimes ou envenimés Je range mon calepin, délaisse mon crayon et éteint la lumière de mes pensées Douce nuit d’automne, mon esprit vagabonde dans les lointaines contrées
Roger Blandignères Le 8 octobre 2009
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